20 Minutes avec AFP

Violences du 17 octobre : Le renseignement estime que « l’ultragauche » et « l’extrême gauche radicale » étaient en pointe

20 octobre 2026

        Trois groupes « idéologiquement distincts »

        Une alliance « inédite »

L’alliance “ultragauche”, “extrême gauche radicale” et jeunes des quartiers est « inédite » relève une source sécuritaire.

Les services de renseignement estiment que « l’ultragauche » et « l’extrême gauche radicale » ont été en pointe dans les débordements de violences survenus samedi en France, mais pas à l’origine des pillages, affirme une source sécuritaire.

Les renseignements, qui ont leur propre classification des différents groupes politiques, ne mentionnent pas les partis les plus à gauche du spectre politique (La France Insoumise, Parti communiste français…) comme ayant participé à ces violences. Ils classent le PCF et LFI à « l’extrême gauche », et notent que cette dernière était présente dans les cortèges comme à Paris mais, relèvent-ils, il n’y a pas eu d’incidents de leur fait.

Trois groupes « idéologiquement distincts »

En revanche, à leurs yeux, « l’ultragauche » et « l’extrême gauche radicale » étaient à la manœuvre samedi. Pour les renseignements, « l’ultragauche », dont le nombre de militants fichés est d’environ 5.000, est composée de « groupuscules violents radicaux, en marge du champ démocratique et républicain », explique la source sécuritaire. Ils sont répartis en trois groupes « idéologiquement distincts » : « les antifas », les plus nombreux, « les anarcho-autonomes » et les « anarchistes », la mouvance la plus ancienne. Sous le vocable « extrême gauche radicale », les services décrivent des militants qui font « des actions de terrain violentes » selon un « procédé bien défini ».

Des organisations ou partis comme le NPA et Révolution permanente qui sont « peu ou pas dans le champ des partis » sont classés dans cette catégorie par les renseignements, selon une source sécuritaire. C’est cette mouvance, selon la même source, qui a formé des petits groupes mobiles partout dans la capitale pour des déambulations sauvages. Les services soulignent que « l’ultragauche » et « l’extrême gauche radicale », « ce n’est pas la même chose » pour autant, même si samedi, les uns et les autres se sont rejoints. Ils leur imputent une responsabilité dans les prises à partie des forces de l’ordre et des symboles de l’État.

Une alliance « inédite »

S’agissant des pillages, ils estiment qu’il y avait un « mix » de personnes répondant à « des appels sur les réseaux sociaux », des groupes « essentiellement composés de jeunes hommes, des jeunes venus des quartiers en très grand nombre par opportunisme, quelques "gilets jaunes" et des jeunes plus politisés », a détaillé la source sécuritaire.

« L’objectif » samedi de « l’ultragauche », a fait valoir la source sécuritaire, était de « créer l’anarchie, de faire tomber les institutions, en s’en prenant aux préfectures, aux mairies, etc., et les jeunes ont constitué le carburant ». « Cette alliance », a-t-on insisté, « entre “ultragauche”, “extrême gauche radicale” et jeunes des quartiers est inédite ».


extrait le 21 octobre 2026 de Le Parisien, tiré d'une dépêche de l'AFP