Après l'interruption des vacances, "COLERES" sort son numéro 1, avec au sommaire :
le quotidien des femmes dans les H.L.M.
un exemple de conception de logement populaire
des réactions de femmes de Lip et de copines face au chomage et au travail
et encore et toujours, le viol, épineux problème, car si nous sommes au clair pour refuser les assises, les alternatives collectives et positives ne surgissent pas, sujet de "crispation" qu'il faudrait aborder autrement...
Avec le numéro 0, "COLERES" a suscité des réactions diverses : de nouvelles femmes sont venues, attirées par l'existence d'un regroupement féministe libertaire ; certaines sont restées, d'autres sont parties ou reviennent épisodiquement - éternelle histoire des groupes femmes - sans que les motivations des unes ou des autres soient explicitées. C'est donc toujours le même noyau de base, plus ou moins, qui anime le journal.
pour certaines et certains, "COLERES" est positif de par son existence même ; au sein du mouvement des femmes, un potentiel libertaire existe, est vivant, et le journal peut en être une des modalités d'expression, au même titre que d'autres revues et journaux d'ailleurs.
mais est -ce que des féministes libertaires se reconnaissent dans ce journal ? A l'heure actuelle, il semble peut-être que non.
et cela rejoint d'autres critiques faites à "COLERES" : son côté à la fois "idéologique" et dans le même temps, composé de textes libres qui auraient pu se trouver dans tout canard de femmes.
Alors... alors, ces problèmes sont en discussion dans le groupe.
Il faudrait peut-être différencier l'équipe du journal du groupe "femmes libertaires" de Paris, favoriser la participation des femmes de province, et nous situer plus clairement tant dans les débats actuels qui traversent le mouvement des femmes, que dans les initiatives et les interventions.