Ernesta Forti

Lettre du 8 mars 1894 au préfet de police de Paris

8 mars 1894

Paris, le 8 Mars 1894

Monsieur le Préfet de Police

Je suis au Dépôt depuis hier moi et mon fils Alfred Fiorti, j'attends de votre bonté de bien vouloir nous mettre en liberté tenant un petit commerce et étant obligée de tenir la maison fermée cela nous fait beaucoup de tort

J'espère donc Monsieur que vous prendrez ma lettre en considération éttant libre j'attends pour me libéré complètement, moi et mon fils votre bonne volonté

En attendant votre bienveillance

Veuillez agréer Monsieur le Préfet de Police mes sivilitées bien sincères

Forti Ernesta


extrait le 15 septembre 2026 de la collection d'Archives anarchistes, tiré du dossier de police "Ba 881" aux Archives de la préfecture de police de Paris.