Ce que j'ai à dire est bien simple, et je le dirai simplement, connaissant moins bien le français que ma langue maternelle.
Voici le fait : il y a trois ans, devant le spectacle des proscrits, arrivant de tous côtés, sur le pavé de Londres, l'idée me vint d'offrir ma part à ces misères.
Hélas ! Elle est lente à venir. — Voici ce que c'est :
Je possédais dans mon pays d'Irlande quatre murs dont on pouvait faire une maison... en ajoutant des fenêtres et un toit.
J'ai, pendant deux ans, travaillé pour les fenêtres, elles sont mises ; je travaille maintenant pour le toit.
Quand il sera posé j'offrirai cet asile à n'importe quel proscrit ou malheureux de la cause sociale.
Ida White