#title Avis : Les lettres adressées de Genève à Paris à des noms russes sont interceptées par les agents d'*Andrieux* #author Le Révolté #SORTtopics France, répression, espionnage, presse anarchiste, police, Le Révolté, Russie #date 2 avril 1881 #source extrait le 12 septembre 2026 de la collection d'*[[https://archivesautonomies.org/IMG/pdf/anarchismes/avant-1914/lerevolte/an3/lerevolte-an3-n03.pdf][Archives autonomies]]* #lang fr #pubdate 2026-09-12T10:57:18 On sait que notre ami Tcherkésoff, que la police française voulait expulser il y a huit mois, mais qui continuait à habiter Paris, a été saisi le 18, à la sorti d'une réunion publique et amené par la police française à Genève. Lundi il écrivait une lettre à un ami russe, un homme paisible, qui ne s'occupe pas de propagande socialiste ; il le priait de se rendre chez son ami A. G., un ouvrier parisien, de prendre ses effets et ses papiers, et de les envoyer à Genève. Cette lettre a été volée par les sbires d'Andrieux ; ils l'ont traduite (à l'ambassade russe ?) et, à minuit — contrairement à la loi qui défend expressément les perquisitions nocturnes — ils se sont présentés chez M. A. G. pour lui enlever les papiers de Tcherkesoff. M. A. G. le raconte lui-même dans une lettre publiée dans *l'Intransigeant* de mardi. Ce fait ne prouve-t-il pas à n'en plus douter, ce qu'on a déjà supposé maintesfois, que le Benjamin de Gambetta, l'Andrieux — mystère des lieux mal famés, est au service de la IIIe section de Pétersbourg ? — N'a-t-il pas, d'ailleurs, tout ce qu'il faut pour en être, l'effronterie et même le zèle qui le pousse à faire des sottises pour mettre la main sur de vieux chiffons de papier ?