Le groupe a identifié une question fondamentale : comment dépasse-t-on ce qui existe déjà et comment dépasse-t-on notre manque de ressources (matérielles, énergie, temps) ? Le réseautage ressemble à ce qui existe déja, alors qu’une nouvelle organisation est en contradiction avec le manque de ressources.
Le groupe s’est demandé à quels besoins doit répondre cette structure :
aux besoins de base, répartis en trois pôles : production, reproduction, défense.
aux lacunes et aux besoins des projets, des groupes et des lieux déjà existants.
à la nécessité de saisir un moment, de mettre en place une nouvelle vision du monde et la création d’alternatives.
à la coordination : réseautage, partage de ressources, échanges formels et informels, aux enjeux synthésistes et plateformistes.
à la mobilisation publique et au recrutement : intégration, accueil, redirection, formation, connecter les gens aux luttes, inclure les partisan·e·s, rétention, sécurité et solidarité.
Le groupe s’est demandé par où commencer :
La communication et le recrutement pour former la base de l’organisation :
Rassembler les gens, voir leurs besoins et ce qui émerge.
Comment amener les gens à sortir de leur cercle organisationnel actuel ?
Quels sont nos besoins collectifs partagés ? ; quels sont les éléments minimaux consensuels ?
Avoir un local parmi les lieux qui existent déjà.
Que ferait cette organisation dans les premières années ?
Qu’est ce qui nous parle dans cette idée ? (Frustration, lacunes, besoins)
Partir de ce qui existe déjà : plusieurs groupes +- formels qui ont une façon majoritairement informelle de s’organiser. Cette structure ne les remplacerait pas mais leur permettrait de mieux se coordonner, pourrait les assister.
Personnes et énergies requises : est ce que cette structure va nous donner une nouvelle énergie, en libérant notre temps et nos énergies pour les mettre ailleurs, par exemple ?
Quel niveau de complexité aura cette structure ?
Pas nécessairement une structure complexe au début.
Nous avons besoin d’une structure qui ferait qu’on travaillerait plus ensemble comme groupes militants : une structure de négociation, coordination sans instance décisionnelle, répond aux besoins de recrutement et de protection mais ne répond pas au besoin d’ouverture à d’autres milieux.
Partir simplement : site internet, petites rencontres, formaliser les nébuleuses.
Le groupe a également identifié des tensions à propos de :
Féderer versus coordonner/réseauter des groupes autonomes (subsumer vs réseauter)
Soutenir du pouvoir / subsistance et protection
Structure décisionnelle ou non-décisionnelle ; dans cette tension il faut différencier, dans le pouvoir de décision, le power to vs le power over. Il faut éviter la tyrannie de la non-structure, on ne veut pas poursuive dans l’informalité, mais on veut une structure qui peut prendre des décisions.
Regroupement de groupes vs regroupement d’individus.
Appartenance à nos groupes vs appartenance à l’organisation.
Les personnes qui ont le plus besoin de cette organisation sont les personnes qui ont le moins de temps et d’énergie pour s’y impliquer.
De là a émergé la proposition qu’il doit exister une organisation anarchiste publique avec une fonction d’organisation et de réseautage et recrutement, et une fonction de stratégie et réflexion politique.