Titre:
Pulsions
Date:
fin 1978
Sujets:
anarcha-féminisme,
anarchisme insurrectionel,
Colères,
féminisme en France,
France,
poésie,
presse anarchiste,
révolution
Source:
extrait le 27 juillet 2026 de Archives autonomie
Notes:
Poème dans Colères, une publication anarcha-féministe importante des années 1970 ; ici son numéro 1 (il y a aussi un numéro 0).
Dany la Noire
Pulsions
Dans le béton,
Tu sens la menthe et la craie,
Jeusnesse, tu me suis sur des chemins incertains,
Mais respirons ensemble l'amour que tu me donnes de la vie,
Afin que nous ressentions intensément ces courts moments
Qui nous rassemblent et nous ressemblent.
Les humeurs qui nous séparent
Ne font qu'exciter nos corps qui s'entrelacent ;
Quand tombe la nuit sur Paris,
Je jouis du spectacle humain
Qui déverse son flot de pantins désarticulés
Et obéissant à leurs fantasmes grotesques
D'orgies bourgeoises.
J'attends, telle une ombre, leur déchéance
Et leur écrasement dans un abîme sans fond
Qui achèveront leurs imprécations sur une plainte...
Dont les empreintes resteront à jamais sur les pavés !
Je jouis du spectacle de tes pierres
Qui s'enchevêtrent au fil du temps,
Et mon corps respire en cheminant
Le long de tes ruelles
Aux visages imprégnés de vieilles Révolutions.
Pour toi je me battrais,
Afin de faire revivre dans le temps
Tous ces artisans qui nous ont tracé le chemin
De la vie et de l'art
Et que la société actuelle a étouffé
De ses griffes, en s'implantant au nom de quelques arrivistes.
On n'arrache pas des racines sans mourir,
Et moi, je vis encore.
Ville rouge, Ville noire,
Ne t'endors pas sur des rêves batis par des hérétiques
Dont la seule issue est de t'enfermer dans un monde
Avec ou sans barreaux, mais nommée Prison.
Tu sens la menthe et la craie,
Jeusnesse, tu me suis sur des chemins incertains,
Mais respirons ensemble l'amour que tu me donnes de la vie,
Afin que nous ressentions intensément ces courts moments
Qui nous rassemblent et nous ressemblent.
Les humeurs qui nous séparent
Ne font qu'exciter nos corps qui s'entrelacent ;
Quand tombe la nuit sur Paris,
Je jouis du spectacle humain
Qui déverse son flot de pantins désarticulés
Et obéissant à leurs fantasmes grotesques
D'orgies bourgeoises.
J'attends, telle une ombre, leur déchéance
Et leur écrasement dans un abîme sans fond
Qui achèveront leurs imprécations sur une plainte...
Dont les empreintes resteront à jamais sur les pavés !
Je jouis du spectacle de tes pierres
Qui s'enchevêtrent au fil du temps,
Et mon corps respire en cheminant
Le long de tes ruelles
Aux visages imprégnés de vieilles Révolutions.
Pour toi je me battrais,
Afin de faire revivre dans le temps
Tous ces artisans qui nous ont tracé le chemin
De la vie et de l'art
Et que la société actuelle a étouffé
De ses griffes, en s'implantant au nom de quelques arrivistes.
On n'arrache pas des racines sans mourir,
Et moi, je vis encore.
Ville rouge, Ville noire,
Ne t'endors pas sur des rêves batis par des hérétiques
Dont la seule issue est de t'enfermer dans un monde
Avec ou sans barreaux, mais nommée Prison.
R...EVOLUTION INACHEVEE
DANY LA NOIRE