Titre:
Marseillaise révolutionnaire
Date:
30 juillet 1882
Source:
extrait le 12 septembre 2026 de la collection d'Archives autonomies
L'Étendard révolutionnaire
Marseillaise révolutionnaire
REFRAIN
C'est l'heure où grondent les colères,
Où le fusil donne du pain,
Debout révolutionnaires !
Debout révolutionnaires !
Aux armes ! aux armes ! aux armes,
C'est l'heure où grondent les colères,
Où le fusil donne du pain,
Aux armes ! aux armes ! aux armes,
Aux armes, gueux et meurt de faim,
Aux armes, aux armes, aux armes,
Aux armes, gueux et meurt de faim.
Où le fusil donne du pain,
Debout révolutionnaires !
Debout révolutionnaires !
Aux armes ! aux armes ! aux armes,
C'est l'heure où grondent les colères,
Où le fusil donne du pain,
Aux armes ! aux armes ! aux armes,
Aux armes, gueux et meurt de faim,
Aux armes, aux armes, aux armes,
Aux armes, gueux et meurt de faim.
PREMIER COUPLET
Dans cette lutte ardente, meurtrière,
Serfs-lions, nous doublerons nos coups
Car nous voulons qu'elle soit la dernière,
Que nous livrions à nos féroces loups,
Oui, nous voulons de ce champ de bataille
Faire surgir l'émancipation.
Serfs-lions, nous doublerons nos coups
Car nous voulons qu'elle soit la dernière,
Que nous livrions à nos féroces loups,
Oui, nous voulons de ce champ de bataille
Faire surgir l'émancipation.
DEUXIÈME COUPLET
Mets en tes mains l'arme la plus terrible
Il faut glacer l'ennemi de stupeur
Peuple, debout ! tu seras invincible
Galvanisé par ta bouillante ardeur.
Ne compte pas les morts et les ruines
Vas, il le faut, venge l'humanité,
Détruis le mal jusque dans ses racines
Sonne le glas de toute autorité.
Il faut glacer l'ennemi de stupeur
Peuple, debout ! tu seras invincible
Galvanisé par ta bouillante ardeur.
Ne compte pas les morts et les ruines
Vas, il le faut, venge l'humanité,
Détruis le mal jusque dans ses racines
Sonne le glas de toute autorité.
TROISIÈME COUPLET
Le capital, peuple, voilà ta chaîne,
Lance sur lui tes nombreux bataillons
Pour que l'on voie au souffle de ta haine
Se rompre enfin les derniers maillons ;
Marche au combat sans compter les victimes
Sois sans pitié, fais comme tes vainqueurs
Assez longtemps nous fûmes magnanimes
Rugis, lion, donne nous des vengeurs.
Lance sur lui tes nombreux bataillons
Pour que l'on voie au souffle de ta haine
Se rompre enfin les derniers maillons ;
Marche au combat sans compter les victimes
Sois sans pitié, fais comme tes vainqueurs
Assez longtemps nous fûmes magnanimes
Rugis, lion, donne nous des vengeurs.