Titre:
Maintenant
Date:
28 décembre 1895
Source:
extrait le 14 septembre 2026 du Libertaire, tiré de la collection d'Archives autonomies
Louise Michel
Maintenant
Voici l'aurore qui se lève :
L'éocène du genre humain,
Le vieux monde, n'est plus qu'un rêve,
Ce soir il n'en restera rien ;
Rien des sabres, des auréoles,
Rien des bastilles et des geôles,
Ombres qu'emporte le matin.
Poussés par un instinct étrange,
Les hommes vont par groupements,
Partout resserrant leur phalange ;
Les voilà forts et conscients.
Tout a sa pente et doit la suivre ;
Le givre tombe sur le givre,
Etres et flots ont leurs courants.
Aux cieux, les archipels d'étoiles,
Sur les flots d'iles constellés,
Partout les ailes ou les voiles,
Les atômes sont attirés
Poussières d'êtres ou de sphère,
Vers la nuit ou vers la lumière,
Choses, êtres, sont appelés.
L'éocène du genre humain,
Le vieux monde, n'est plus qu'un rêve,
Ce soir il n'en restera rien ;
Rien des sabres, des auréoles,
Rien des bastilles et des geôles,
Ombres qu'emporte le matin.
Poussés par un instinct étrange,
Les hommes vont par groupements,
Partout resserrant leur phalange ;
Les voilà forts et conscients.
Tout a sa pente et doit la suivre ;
Le givre tombe sur le givre,
Etres et flots ont leurs courants.
Aux cieux, les archipels d'étoiles,
Sur les flots d'iles constellés,
Partout les ailes ou les voiles,
Les atômes sont attirés
Poussières d'êtres ou de sphère,
Vers la nuit ou vers la lumière,
Choses, êtres, sont appelés.
Louise Michel